Publié le : 6 novembre 2024 | Par : Ville de Menton
Le 5 novembre, Yves Juhel, maire et président de la Communauté de la Riviera française (Carf), et Henri Scandola, adjoint délégué aux Grands travaux, ont visité le chantier installé sur la plage du Borrigo. Les travaux de curage de l’ouvrage couvert concernent le rétablissement de la capacité d’écoulement du Borrigo.
Le Borrigo est l’un des quatre fleuves côtiers qui traversent la commune de Menton. Il prend sa source au Sud-Est du Mont-Ours sur la commune de Sainte-Agnès à près de 1239 mètres d’altitude avant de rejoindre la Méditerranée au niveau du jardin Élisée-Reclus. Entre les années 1960 et 1980, le fleuve a été partiellement couvert sur une longueur d’environ 1,8 km afin d’aménager les voies de circulation dans la vallée. Sa couverture, qui démarre au niveau de l’avenue des Acacias, accueille dans son parcours le Pescaïre, un affluent du Borrigo, lui-même couvert au niveau de la route du val des Castagnins.
Au fil des années, de nombreux matériaux (bois, sédiments, cailloux, blocs ou encore déchets anthropiques) se sont accumulés dans la structure, réduisant la capacité de l’ouvrage à assurer le transit des eaux du Borrigo, en particulier lors des épisodes pluvieux intenses. La Carf, compétente en matière de Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), s’est engagée à mener des travaux de restauration capacitaire de la couverture du Borrigo, en collaboration avec le Smiage maralpin et en coordination avec les services de l’État.
Le chantier se situe sur le Borrigo, à partir de la plage et sur 700 mètres linéaires. L’objectif est de retirer l’ensemble des matériaux qui se sont accumulés dans l’ouvrage afin de lui redonner sa pleine capacité dans le transit des écoulements du Borrigo. Ces travaux permettront de sécuriser l’ouvrage et plus largement la vallée du Borrigo vis-à-vis des inondations.
Par ailleurs, cette mise à nue de l’ouvrage permettra d’en faire le diagnostic et l’inspection vis-à-vis des aspects structurels mais également des rejets qui y sont effectués afin de détecter d’éventuelles pollution. Les travaux devraient être finalisés d’ici la fin de l’année sous réserve des conditions météorologiques.
Coût de l’opération : 840 000 € - Subventionnée par l’État à 50% et le Département à 20%